Mort ou survie de nos villages ?

Publié le 07/04/2017

Si l’on en croit le « discours officiel «  du plus haut sommet de l’état jusqu’ aux élus qui nous représentent que ce soit à l’assemblée nationale ou au sénat en passant par ceux de le CTC, du département, des associations de maires etc …. Tout doit être fait pour préserver nos villages. Pour ne citer que deux extraits, l’un issu de la loi Montagne.

                    « Réévaluer le niveau des services publics en montagne et d’en assurer la pérennité, la qualité, la proximité et l’accessibilité, en tenant compte, notamment en matière d’organisation scolaire et d’offre de soins, des temps de parcours et des spécificités    géographiques, démographiques et saisonnières des territoires de montagne »

 

Et l’autre d’une interview d’un ex président de l’association des maires de Haute -Corse:

« L’association des maires est nécessaire et importante car elle permet de représenter les maires et de faire remonter au niveau de l’état les problèmes qu’ils rencontrent. L’état n’est ni de droite, ni de gauche, il a des objectifs qui ne sont pas forcément ceux des communes. Il faut toujours s’imposer à lui! »

 

Qu’en est-il réellement?

Les jeunes générations ne savent peut être pas qu’à Murato se trouvaient la perception et le collège. Il y avait même un cinéma. Plus récemment, des artisans menuisiers ou autres commerçants qui n’ont pas été remplacés. La poste transformée en maison dite multi services mais qui a désorienté pas mal de nos concitoyens.  Aujourd’hui la gendarmerie qui s’en va, un poste pour l’instant supprimé à notre école et si cela devait se confirmer mettrait en danger l’école elle-même dans un avenir proche et pour terminer, le renouvellement ou l’établissement des cartes d’identité ne se fera plus à Murato mais à Saint-Florent….

La commune se bat pour l’instant avec ses propres armes, dans la légalité, comme par exemple concernant l’école, un nouveau RPI (Regroupement Pédagogique Intercommunal) est en cours de validation à l’éducation nationale sur demande des communes de Murato et d’Olmeta-di-Tuda,  qui devrait permettre finalement de garder nos trois professeurs des écoles. L’avenir proche nous dira ou nous imposera d’employer peut être d’autres moyens pour être entendus.